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 Legacy of Kain Defiance

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La Vision
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La Vision


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Legacy of Kain Defiance Empty
MessageSujet: Legacy of Kain Defiance   Legacy of Kain Defiance EmptySam 15 Avr - 18:01

Legacy of Kain Defiance 173


La série Legacy Of Kain fait indubitablement partie des grandes sagas du jeu vidéo, principalement grâce à son scénario ultra-léché qui nous transporte au coeur d'un conte vampirique digne des meilleurs romans de littérature fantastique. Pour ce cinquième - et probablement dernier - volet, Crystal Dynamics nous offre un chef-d'oeuvre d'esthétisme mais qui restera malheureusement inaccessible à ceux n'ayant pas suivi le parcours de Kain et de Raziel depuis le début.
Qui pouvait penser que Blood Omen : Legacy Of Kain (sorti au milieu des années 90 sur PSone) serait le point de départ de l'une des meilleures séries jamais écrite pour le jeu vidéo ? Le titre était bon, je ne dis pas le contraire, mais nous n'imaginions pas à l'époque que quatre volets suivraient, explorant chacun plus profondément le monde de Nosgoth et la mythologie de ses colonnes. Résumer le synopsis en quelques lignes paraît chose impossible tant l'histoire fourmille de petits détails tous plus importants les uns que les autres. Aussi, avant d'attaquer ce cinquième volet, il faut bien avoir en tête les relations qui lient Kain, Raziel, Moebius, Janos, les gardiens des colonnes, Vorador, ainsi que tous les autres personnages de la série, aussi discrets soient-ils. Annoncé comme le dernier volet de la série, Defiance peut alors être considéré comme un cadeau directement adressé à tous les fans qui veulent savoir, à tous ceux qui veulent enfin connaître les réponses à leurs questions. Je ne dis pas qu'ils les obtiendront toutes, mais une bonne partie d'entre elles seront données, livrées comme une récompense aux années d'attente qu'il aura fallu subir entre chaque épisode.


Comme le dit Kain, il faut bien se nourrir.
Depuis le début, l'univers de Legacy Of Kain se divise en deux séries qui suivent chacune la voie d'un personnage. Blood Omen, tout d'abord, qui s'attache à la destinée de Kain, et Soul Reaver qui se focalise pour sa part sur Raziel, l'ancien bras droit de Kain rejeté pour avoir "évolué" avant son maître. Si les deux séries sont toujours restées plus qu'étroitement liées avec les mêmes personnages et par moment les mêmes événements, Legacy Of Kain : Defiance marque un petit changement puisque pour la première fois, il est possible de jouer avec Kain et Raziel à tour de rôle dans des chapitres consacrés tantôt à l'un, tantôt à l'autre.


Les combos aériens sont les plus efficaces.
Séparés à la fin de Soul Reaver 2, les deux protagonistes débutent Defiance à 500 ans d'écart. Puisque parler de présent ou de futur serait assez ridicule pour ce titre qui joue constamment avec les époques, disons donc que Kain se retrouve dans le passé par rapport à Raziel. Toujours à la recherche de son ancien premier lieutenant, le vampire vient une nouvelle fois chercher des réponses auprès de Moebius dans la forteresse Séraphéenne. Raziel est pour sa part enfermé dans le monde du dessous en compagnie de son maître, un ancien Dieu capricieux (je le répète, il faut connaître l'univers pour apprécier le jeu et ne pas être perdu dès les premières scènes).


Le plan spectral est marqué par un filtre graphique qui déforme l'image.
On aurait pu craindre que le découpage en niveaux nous faisant jongler d'une histoire à l'autre brise un peu la continuité de l'histoire, la rendant du coup moins passionnante, mais il n'en est rien. Bien au contraire ! De cette narration se dégage un certain rythme. Le découpage intervient toujours à des moments clés de l'histoire et que ce soit dans un sens ou dans l'autre, on veut toujours se dépêcher de terminer le chapitre en cours pour découvrir ce que nous réserve le prochain. D'où un petit bémol au niveau de la durée de vie, puisqu'à le dévorer trop vite, le final arrive logiquement trop rapidement. Comptez entre une douzaine et une quinzaine d'heures avant de pouvoir enfin connaître le dénouement de cette saga. En soit c'est une durée de vie raisonnable, mais gourmands comme nous sommes, on aurait aimé prolonger le plaisir de quelques heures.


Les décors forcent le respect.
Réunir Kain et Raziel dans un même jeu, c'est aussi réunir deux styles de gameplay sensiblement différents. La violence destructrice de Kain tend par exemple à rendre ses niveaux plus orientés action que ceux de son ancien lieutenant, dont la personnalité plus posée aboutira à une approche plus réfléchie, et cela même si de nombreux combats l'attendent lui-aussi. Le cheminement assez classique – et par moment très proche du beat'em all – de Kain, se transforme alors pour Raziel en une sorte de jeu de plates-formes dans lequel il faut fréquemment naviguer entre deux plans pour avancer. Le dévoreur d'âme, comme on l'appelle, a ainsi la faculté d'évoluer aussi bien dans le monde normal que dans le plan spectral. Similaire à première vue, les deux plans ne sont pourtant pas les mêmes et il s'agit généralement d'un petit détail pour permettre à Raziel de progresser (une même plate-forme en sera pas forcément à la même hauteur dans les deux plans).


La Reaver spectrale est une arme redoutable que Raziel pour forgée avec différents pouvoirs.
Autre différence entre les héros, si tous deux manient la légendaire épée Reaver – sous sa forme physique ou spectrale –, Kain ne peut conférer à la lame que quatre pouvoirs élémentaires contre six pour Raziel. A noter aussi que les pouvoirs acquis par ce dernier ne lui servent pas qu'à déclencher de grosses déflagrations lors des affrontements, mais à agir sur son environnement (enflammer des brasiers avec le pouvoir du feu, marcher sous l'eau avec celui de terre, etc.). A part ce détail, les deux personnages disposent des mêmes capacités d'attaque et de télékinésie. Ils se manient d'ailleurs de la même façon, sans aucun mal soit dit au passage. Et puisque nous en sommes à parler de la prise en main, sachez que celle-ci n'aurait pas dû poser de problème, mais qu'à cause des angles de caméra prédéfinis et pas toujours pertinents, on se retrouve par moment à frapper en aveugle. Pas évident, dans ces conditions, de laminer un adversaire lorsque la vue est obstruée par un pilier. S'il est possible d'élargir son champ de vision avec la souris ou le joystick d'une manette, la focale se recentre toujours là où les programmeurs ont voulu qu'elle soit. Je reconnais volontiers que certains plans sont magnifiques, prêtant même à quelques séquences un caractère cinématographique, mais d'un point de vue ludique, un système de caméra libre aurait peut-être été plus judicieux.


Plusieurs méthodes pour tuer ses adversaires. Ici, le feu.
Techniquement, Legacy Of Kain : Defiance reste très similaire aux versions consoles PS2 et Xbox sorties une semaine plus tôt. Kain et Raziel évoluent à des siècles d'écart, mais ils traversent les mêmes lieux et on voit parfois les ravages du temps s'opérer sur les façades des monuments visités. Outre son scénario passionnant, la qualité graphique est à mon sens l'une des grandes réussites du titre. Même si on note fréquemment des bugs de collision (des personnages qui s'encastrent dans les murs, des objets que l'on peut traverser comme un fantôme...), on s'incline devant la beauté des niveaux. Quand bien même chaque clan, ou race, affiche son propre style architectural, les développeurs sont parvenus à créer une certaine cohérence dans les terres Nosgoth. On reste ébahi face aux ornements qui recouvrent les murs des citadelles vampires, face aux immenses fresques peintes à même les murs, aux sculptures taillées dans la roche, et au nombre incalculable de détails présents dans chaque pièce. Je me suis même surpris à m'arrêter de jouer, juste pour admirer un décor et apprécier la finesse de ses textures.


Raziel se bat contre son futur.
La série Legacy Of Kain se distingue aussi par sa bande-son incroyable. Les musiques servent parfaitement le scénario. Les ambiances oscillent constamment entre des thèmes mystérieux qui mettent en valeur toute l'ambivalence des personnages, et des thèmes plus guerriers où les percussions soutiennent la violence des combats. Les voix ne sont pas en reste. Les acteurs, tout à fait dans leurs rôles, donnent vie à cet univers et nous font profiter de l'un des meilleurs doublages qui soit dans le milieu. Il fallait bien ça pour une série de cette classe.

Au final, le plaisir qu'on a de retrouver Nosgoth l'emporte sur la tristesse de devoir le quitter une fois le jeu terminé. Malgré les défauts de caméra et les soucis de collision rencontrés, Defiance reste indispensable pour tous ceux qui ont suivi jusque-là le parcours de Kain et de Raziel.
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